Culture en danger!!!

Publié le par Sacha Dratwa

Le modèle de l’impérialisme culturel.

L'impérialisme culturel est défini comme une sorte de domination culturelle exercée par des pays puissants sur des pays plus faibles, une pratique jugée déterministe et intentionnelle puisqu'elle correspond aux intérêts politiques des États- Unis et autres sociétés capitalistes puissantes.

Si dans ses premières versions cette théorie insistait sur le rôle proprement politique joué par les gouvernements occidentaux (le centre), notamment les États-Unis en Amérique latine, dans le maintien des pays du Tiers-Monde (la périphérie) dans une situation de dépendance et de domination, elle a aujourd’hui évolué vers la critique de la mondialisation économique et médiatique. La constitution de majors dans le domaine des médias et des industries culturelles fait peser la plus lourde menace sur la diversité culturelle et le respect des traditions locales. Les États-Unis, en tant que première puissance politique, militaire et communicationnelle, sont au cœur de ce modèle. C’est pourquoi nous assistons à un processus de plus en plus rapide d’américanisation des cultures mondiales. La globalisation culturelle est donc un mouvement général d’homogénéisation, qui peut engendrer en retour résistances et replis communautaires, dont le terrorisme islamiste, conçu comme réaction à la globalisation culturelle et en même temps comme produit par elle, apporte la confirmation. C’est notamment la thèse défendue par Benjamin Barber dans Jihad versus MacWorld, paru aux États-Unis en 1995.
 

La mondialisation de la culture doit reposer sur une infrastructure organisationnelle. Cette forme de mondialisation découle des activités d'organismes du domaine des médias et divertissements des pays avancés, producteurs de films, de télévision, et de musique populaire qu'ils distribuent d'autres pays partout dans le monde. La domination d'un pays particulier sur le marché mondial des médias dépend davantage de facteurs économiques que de facteurs culturels. Les sociétés américaines en particulier ont tiré profit de la taille de leur marché national et de la masse des capitaux disponibles.



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